À l’origine, le gros plan au cinéma servait surtout à véhiculer des émotions à travers les visages. Rapidement, les cinéastes se sont mis à filmer les mains avec la même attention. En réunissant des extraits de films très divers, Harun Farocki explore le langage cinématographique des mains et des gestes, et les liens qu’il entretient avec le symbolisme, les lapsus freudiens, les automatismes et la musique. Les mains peuvent révéler les émotions que le visage cherche à dissimuler ; elles peuvent servir d’intermédiaire ou de témoin. Farocki invite le spectateur à examiner avec lui les scènes choisies : tandis qu’il les visionne sur un petit écran de télévision, il réfléchit à la place et au rôle des mains dans l’histoire du cinéma.





